Histoire du domaine

Architecture

Un château marqué par l’époque médiévale
Bourron était alors une forteresse « close de murs et entourée de fossés à eau ».

Le plan du château actuel est celui imposé par la présence des douves.Les pavillons ouest et est reprennent les anciens corps de garde.

Le côté encore massif des fondements du château est édifié sur les bases de l’ancienne forteresse.

Autour de l’incertitude historique sur la date de début des travaux, différents éléments architecturaux peuvent nous faire pencher pour une édification fin XVIèmeLe plan du château reprend celui de la forteresse médiévale sans essayer d’innover.

Les fenêtres sont rejetées de façon maladroite ou archaïque vers l’extérieur, laissant entre elles de grands espaces vides.La géométrie des panneaux imbriqués sur les pavillons bas est directement inspirée de la cour des communs de Fleury-en-Bière datant de 1555. Enfin, d’autres châteaux sont édifiés à la même période autour de Paris : Pontchartrain, Neuville, la cour des Offices de Fontainebleau.

Visiter le parc

Autour du château, le parc de 40 hectares révèle de nombreuses surprises : cachée derrière la petite maison, la romantique source Saint Sévère qui donne naissance au canal, les douves en eaux vives, la statue de Cérès, la statue du silence, la statue de Saint Joseph par Fernand Py sous les futaies, la glacière et la maison d’Artagnan… Mais le meilleur de ce parc à la Française reste la grande perspective : conduite au sud par le canal et les allées de tilleuls, elle donne au Château de Bourron toute sa grandeur.

Début de la construction du « château brique et pierre » fin XVIème ou début XVIIème : le style est « brique et pierre », lancé en 1528 par Gilles le Breton pour l’aile septentrionale de la cour du cheval blanc de Fontainebleau.Les murs sont en moellons de la forêt de Bière, très poreux ils sont recouverts d’un enduit pour les protéger.Les pierres apparentes angulaires, les fondements et les escaliers sont en grès plus solides qui proviennent des gorges d’Apremont.La brique, quant à elle, a un rôle purement ornemental et décoratif. On peut observer des motifs géométriques sur les deux pavillons, les petits ponts et sur les encadrements de fenêtres.

Le château est construit en transparence, innovation considérable pour l’époque : dans les salons d’apparat du rez-de-chaussée, on dispose de la vue tant sur la perspective sud que celle au nord. Agrément visuel et technique qui permet de faire rentrer un flot de lumière dans les salons.

Détails architecturaux : vous pourrez noter en vous promenant, la présence de poulies sur l’aile ouest et sur l’aile est côté douves. Celles-ci servaient à monter au moyen de barques les salaisons et les victuailles directement dans les cuisines (situées au rez-de-jardin). Ainsi, les invités ne risquaient pas de croiser les approvisionnements…

Le parc

Le parc du château de Bourron, clos de murs, déploie ses 40 hectares de pelouse et de bois, dans le prolongement de la forêt de Fontainebleau. Il révèle quelques surprises : cachée derrière la petite maison, la romantique source d’époque néolithique appelée Source Saint-Sévère qui donne naissance au canal; la statue de Cérès qui ferme le parterre nord, celle de Saint Joseph par Fernand Py sous les futaies et la maison d’Artagnan. Mais l’axe majeur de ce parc à la française demeure la grande perspective, conduite au sud par le canal et les allées de tilleuls qui donne au Château de Bourron toute sa grandeur. Site inscrit à l’inventaire supplémentaire depuis 1926 et classé depuis 1971 au titre des Monuments Historiques.

Le parc et l’influence de la mode paysagiste à travers les siècles :

Il ne reste pas d’archives, ces dernières ont été détruites à la révolution, on peut cependant retracer l’évolution du parc en 4 temps ! On délaisse les jardins clos de type médiévaux au XVIème et XVIIème pour l’ordonnancement du parc résolument « à la française » fin XVIIème, percement du canal perspective sud, au XIXème transformation du parc à « l’anglaise » et enfin au début du XXème siècle en 1930, le Comte Blaise de Montesquiou transforme l’ordonnancement du parc en parc à la française avec plus de 500 pieds de tilleuls plantés dans les perspectives, des ifs taupiers, des buis taillés en forme d’obus…

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